5.11.21

Vampire Sitter - chap 2

Le lendemain soir, je sortais de chez moi vers 20h pour aller à la poste du Louvre. Comme tous les parisiens le savent, c’est l’unique poste ouverte jusqu’à minuit. Et j’avais des colis de chez Amazon à récupérer et de l’argent à déposer sur mon compte en banque. Joyeux et écoutant le dernier album de « Coldplay », je descendais les marches du métro tandis que qu’une main se posa sur mon bras ! Comme tous les parisiens, je suis habitué aux mendiants (injustement traités de Roumains, ils ne viennent pas TOUS de mon pays natal !). Mais là, ce n’était pas eux, mais de ma « cliente » d’hier !

Je tiens à remettre les choses au clair. J’ai beau disposer de quelques pouvoirs, je ne suis pas plus intelligent que n’importe qui. Sinon, je n’aurais pas pris le métro en bas de chez moi, mais plus loin, là où j’aurais eu moins de chance d’être reconnu.

« Mais, c’est vous, Mathias !! Comme je suis contente de vous revoir ! Vous êtes parti si vite que je n’ai même pas eu le temps de vous demander votre carte ! »

« Euh, oui… j’avais un rendez-vous ! »

« Vous savez, ce que vous avez fait est extraordinaire ! Timéo est adorable depuis ce matin, il a un appétit fou ! Et il a même une dent qui lui a poussé ! »

« Ah ! Sacré petit coquin !! »

« Je n’ai pas arrêté de vanter les mérites d’une bonne nuit de sommeil, et je vous assure que TOUTES mes copines sont vertes de jalousie et épuisées comme des forçats ! »

« … »

« Cela vous dérange si je donne vos coordonnées à mes amies ? J’ai essayé de vous chercher sur

Facebook, Linkdin, mais je n’ai rien trouvé ! Vous êtes auto entrepreneur ? c’est géniaaaal !! »

« Ecoutez, je… j’ai … je dois y aller, là… »

« Très bien, je ne vous retarde pas trop, mais voici la carte de mon amie Sarah, elle est encore plus désespérée que moi, et souhaiterait que vous l’appeliez, cela ne vous dérange pas ? Par contre, c’est un peu plus loin, c’est vers métro Ecole Militaire »

« .. D’accord… je vois, … je dois y aller maintenant »

« Bises, Mathias !! »

Je fourrais la carte à l’arrière de mon jean et à peine 2 pas effectués, j’entendais :

« Je suis certaine de ne pas avoir ouvert la fenêtre hier, ni vous non plus, mais depuis ce matin, je n’ai pas vu notre chat. C’est étrange, non ? Vous l’auriez vu ? Il se ballade souvent sur les toits, mais il revient toujours le matin pour manger. »

« … euh… non. Pas vu. Il doit se balader, vous savez ! C’est fréquent chez les chats ! Allez, je me sauve et j’appellerai votre amie ! » Maudite soit ma gourmandise !


Aucun commentaire: